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 Dans les montagnes (inachevé)

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Nelphalyn
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Date d'inscription : 18/08/2014

MessageSujet: Dans les montagnes (inachevé)   Mer 20 Aoû - 14:10



I – Le calme

Fin­ra­viel lé­zar­dait sur la pe­louse, sous les fe­nêtres de la bi­blio­thèque du Mur­mure. Au bord de la ra­vine sur­plom­bant la Brui­nen joyeuse, elle re­li­sait un rap­port d’ob­ser­va­tion à pro­pos des go­be­lins des Monts Bru­meux. D’après la sen­ti­nelle, il fal­lait s’at­tendre à des mou­ve­ments de troupes très bien­tôt. Alors qu’elle pas­sait dis­trai­te­ment la main dans la four­rure de Len­drafn, rou­lé en boule près d’elle, elle re­mar­qua qu’un si­lence ner­veux s’était ins­tal­lé dans la val­lée. Sour­cils fron­cés, elle ten­dit l’oreille. Les chants des oi­seaux s’étaient tus, et seul le gron­de­ment de la chute d’eau se ré­per­cu­tait sur les pa­rois de la combe.

Elle com­men­çait à se di­ri­ger vers la fe­nêtre grande ou­verte de la bi­blio­thèque quand des cli­que­tis de lances loin vers la porte nord d’Im­la­dris re­ten­tirent. Lan­çant le rap­port de la sen­ti­nelle par la fe­nêtre, elle at­tra­pa les pans de sa robe et se fen­dit d’une course folle vers son do­mi­cile. Sa­luant à peine le garde à l’en­trée elle s’en­gouf­fra dans la de­meure. Se dé­vê­tant en gra­vis­sant l’es­ca­lier de sa chambre, elle lais­sa tom­ber robe et cein­ture sur les marches sans cé­ré­mo­nie. Son es­prit fonc­tion­nait à toute al­lure. Le nord, le froid, peut-être des com­bats. Cuirs verts la­mel­lés d’acier lé­ger, four­rure moyenne, cape dou­blée d’écailles de mé­tal, gi­be­cière de pre­miers soins, fioles de poi­son, car­quois pleins à cra­quer, les ju­melles Aur et Dae, son arc long et ses lames de botte et manche. En­fi­lant et at­tra­pant tout son ma­té­riel à grande vi­tesse, elle dé­va­la son es­ca­lier en sens in­verse, sau­tant par-des­sus sa robe en bou­clant son cein­tu­ron. Jaillis­sant par la porte tou­jours ou­verte dont elle en­voya les bat­tants se re­fer­mer d’un coup de pied, elle dit au garde à la porte, lui lan­çant deux car­quois pleins :


- " Be­rend­hir ! Fais sel­ler Tal­dîn en ur­gence et file à Im­do­len. En armes ! "


Res­ser­rant la four­rure sur ses épaules, elle s’élan­ça ra­pi­de­ment vers la der­nière mai­son simple à la re­cherche d’in­for­ma­tions. Pous­sant sa course à son maxi­mum, c’est presque es­souf­flée qu’elle par­vint sur le per­ron de la de­meure d’El­rond.

Là, se te­nait une elfe d’im­po­sante sta­ture, lour­de­ment ar­mée. Ses che­veux bruns sau­vages cas­ca­daient sur ses épaules pa­rées d’acier so­lide, en­ca­drant son vi­sage d’une im­pas­si­bi­li­té peu com­mune. Son re­gard vert de jade tour­né vers la porte nord, elle sem­blait at­tendre quelque chose avec un calme presque in­quié­tant. Elle l’avait dé­jà aper­çue dans Fond­combe. De­puis la fe­nêtre ou les hau­teurs, elle sem­blait dé­jà im­po­sante, mais l’ef­fet était en­core plus fla­grant à pré­sent. Toute en muscles une tête de plus que Fin­ra­viel, le re­gard à la fois sé­vère et pla­cide, elle in­car­nait l’es­sence guer­rière de la fo­rêt dans ses verts de com­bat. La jeune elfe res­sen­ti ins­tan­ta­né­ment un pro­fond res­pect et une confiance qu’elle n’ac­cor­dait pour­tant ja­mais gra­tui­te­ment d’or­di­naire. Pre­nant deux ins­pi­ra­tions afin de re­cou­vrer plei­ne­ment son souffle, elle sa­lua po­li­ment et dit :


- " Sui­lad hi­ril. J’ai en­ten­du des bruits étranges. Que se passe-t-il ?

- Des go­be­lins marchent sur Im­la­dris de­puis les Monts Bru­meux. Ré­pon­dit-elle, im­per­tur­bable.

- Ain­si ils ont com­men­cé à bou­ger. C’est plus tôt que pré­vu. (Po­sant une main sur son cœur et s’in­cli­nant lé­gè­re­ment) In­dîn­nië, au ser­vice de qui dé­fen­dra la val­lée.

- Laeg­wing, d’Eryn Ga­len. "



Fin­ra­viel s’était pré­sen­tée sous le pre­mier nom que lui avait don­né sa mère. C’était la se­conde fois de­puis son re­tour de Ca­ras Ga­ladhon. D’or­di­naire, elle au­rait ré­flé­chi à la rai­son pour la­quelle le sur­nom de Fin­ra­viel n’était pas sor­ti en pre­mier, mais elle chas­sa men­ta­le­ment cette ques­tion.
Deux elfes des­cen­daient de la der­nière mai­son simple. La pre­mière grande et fine, les che­veux ar­gen­tés af­fi­chait un air grave mal­gré son ap­pa­rence bien­veillante. Ses yeux per­çants sem­blaient deux écrins de sa­gesse et de sa­voir, ap­pe­lant à nou­veau le res­pect à l’ar­chère. La se­conde elfe, mar­chant dans l’ombre de la pre­mière pa­rais­sait plus jeune. Elle ar­bo­rait des che­veux châ­tains aux re­flets roux et de grands yeux vi­gi­lants. Son cô­té ef­fa­cé sem­blait dis­si­mu­ler un grand cou­rage. Alors que les ar­ri­vantes échan­geaient quelques mots avec Laeg­wing, Fin­ra­viel les sa­lua po­li­ment de la tête. Sans plus at­tendre, la guer­rière d’Eryn Ga­len prit la tête du pe­tit groupe, in­di­quant que l’eo­red sta­tion­né dans la combe de­vait être pré­ve­nu de l’as­saut.

C’est donc d’un pas calme mais franc que les quatre elfes re­joi­gnirent le cam­pe­ment im­pro­vi­sé des ro­hir­rim. L’or­ga­ni­sa­tion convi­viale du lieu n’était pas étran­gère à Fin­ra­viel. Por­tant par­ti­cu­liè­re­ment les en­fants du Ro­han dans son cœur, elle ob­ser­vait sou­vent les al­lées et ve­nues de l’eo­red de­puis le bu­reau haut per­ché de la mai­son du Mur­mure. Son ouïe fine et sa vue per­çante l’avaient ame­née à re­con­naitre leurs vi­sages, et cer­tains de leurs noms. Elle se fit donc vio­lence pour ne pas sou­rire en les voyant se don­ner du coude et plai­san­ter à voix basse alors que Laeg­wing ex­po­sait la si­tua­tion d’une voix forte et pleine. Au fur et à me­sure qu’elle de­man­dait aux mères de mettre les en­fants à l’abri et que cha­cun fai­sait sa­voir qu’il ai­de­ra à la dé­fense d’Im­la­dris, les vi­sages se firent plus graves, les mur­mures s’es­tom­pèrent.

Alors que cha­cun se met­tait en selle et par­tait en groupe ser­ré pour la porte nord, on li­sait sur les vi­sages de cha­cun une dé­ter­mi­na­tion sans faille. Même les plus jeunes femmes étaient en selle et en arme. L’as­su­rance de cer­taines sem­blait pré­caire mais leur cou­rage jaillis­sait de leur per­sonne alors qu’elles ha­ran­guaient leurs mon­tures, fai­sant mon­ter le nerf unis­sant au com­bat le che­val et son ca­va­lier. Si peur il y avait en ces gens, rien ne la tra­his­sait alors. Fin­ra­viel sou­rit tris­te­ment, sen­tant son cœur se gon­fler d’exal­ta­tion. Che­vau­chant à nou­veau der­rière un eo­red, elle fi­lait à la ba­taille.

Lorsque les pre­miers souffles du vent gla­cial des mon­tagnes cin­glèrent le vi­sage de Fin­ra­viel, elle de­vi­na que les elfes et les hommes in­ter­cep­te­raient l’as­saut en amont des portes. Il était donc pro­bable que des nains vien­draient gros­sir leurs rangs sur les pentes ge­lées des Monts Bru­meux. Une bonne chose que d’avoir une poi­gnée de fé­roces et ha­biles guer­riers pour frap­per les as­saillants avec la force des pierres.

L’elfe blonde se pen­cha sur l’en­co­lure de Tal­dîn. Tan­dis qu’elle mur­mu­rait à son oreille, le ga­lop du grand che­val noir se fit plus franc. Mar­te­lant le sol blan­chi de neige, ras­sem­blant ses fou­lées, l’ani­mal se fai­sait com­pact, prêt à s’élan­cer à la moindre pen­sée de sa ca­va­lière. Elle n’avait ja­mais ai­mé le conduire au com­bat, de peur que sa fougue ne le des­serve. Pour­tant, elle pou­vait se fier à lui plus qu’à n’im­porte quelle mon­ture. Plus ra­pide et en­du­rant que bien de ses congé­nères, il avait l’es­prit af­fu­té et im­pro­vi­sait constam­ment son dé­pla­ce­ment pour sou­te­nir les be­soins de sa ca­va­lière. Le cour­sier à l’œil rou­geâtre avait l’ha­bi­tude de mordre et ta­per qui­conque lui sem­blait me­na­çant lorsque Fin­ra­viel était en selle. Oui, c’était une bonne chose qu’il soit là après tout.

L’ar­chère dé­ta­cha son arc de son dos et sor­tit une flèche qu’elle en­co­cha alors que la troupe de ca­va­liers émer­geait sur la pre­mière pleine cer­clée de crocs ge­lés de la mon­tagne. Une troupe consé­quente de sol­dats elfes cô­toyait un ras­sem­ble­ment de nains sans s’y mê­ler. Les com­bat­tants El­dars sous la ban­nière de Glor­fin­del et les guer­riers nains sous celle de Gloïn étin­ce­laient presque à l’oc­ca­sion des der­nières per­cées de so­leil à tra­vers le bliz­zard gla­cial for­cis­sant. C’était in­dé­niable, lames et bou­cliers al­laient dan­ser un com­bat san­glant au rythme des cris de ba­taille des deux camps.
Une par­tie des ar­ri­vants mit pied à terre, ren­voyant leurs mon­tures à l’abri. L’autre, consti­tuée de ro­hi­rim res­ta en selle, arme au poing, prête à manœu­vrer contre les troupes en­ne­mies. Per­sua­dant Tal­dîn de res­ter en ar­rière Fin­ra­viel avan­ça der­rière les com­bat­tants à pied et trou­va un cou­vert d’arbre où se pla­cer pour ti­rer. Alors que les ordres étaient ra­pi­de­ment trans­mis dans les rangs, le gron­de­ment d’un cor de ba­taille, ac­com­pa­gné du va­carme d’une charge fit vi­brer l’air pin­çant de la mon­tagne, ré­pan­dant un écho lu­gubre entre les épines de pierre en­vi­ron­nantes. L’as­saut était lan­cé, les troupes go­be­lines char­geaient.
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