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 Guide de l'expertise forensique

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Nelphalyn
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MessageSujet: Guide de l'expertise forensique   Lun 24 Juil - 19:59

Justine a écrit:



Guide le l'expertise forensique
A destination des médecins légistes




Par Justine Pointacier
Clergé de Heaum
Ordre de la Flamme Éternelle




Introduction


Datation d'un cadavre

  • 1 - Rigidité cadavérique ou rigor mortis
  • 2 - Lividité cadavérique ou livor mortis
  • 3 - Putréfaction et intervention des nécrophages



Causes de la mort

  • 1 - Causes naturelles
  • 2 - Causes accidentelles ou criminelles

    • Armes à feu, armes de jet, armes de lancer
    • Armes blanches
    • Armes contondantes
    • Substances nocives





Influence des conditions environnementales



Pistes d'identification de la victime



Conclusion




Dernière édition par Nelphalyn le Lun 24 Juil - 20:12, édité 1 fois
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Nelphalyn
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MessageSujet: Re: Guide de l'expertise forensique   Lun 24 Juil - 20:04

Justine a écrit:

Introduction


Bien que les dogmes de Heaum ne s'attachent pas particulièrement à ce qui a trait à la mort ou aux dépouilles, il demeure important dans certains cas de se montrer vigilant quant à ce que ces dernières peuvent révéler. Qu'il s'agisse d'identifier un mode opératoire d'assassinat, de mettre en évidence un danger sanitaire ou épidémique afin d'alerter les intervenants appropriés ou simplement de s'assurer que l'observation minutieuse d'une victime est complète afin qu'aucun élément important ne soit omis, il peut être important de veiller à ce que soient observés un certain nombre de détails. Ces derniers doivent impérativement être transmis avec diligence aux autorités compétentes que peuvent être entre autres le clergé de Kelemvor, la garnison ou le Saint Hôpital d'Ilmater.

Il est à noter que ne sera ici traité ici que l'étude par l'observation et qu'il est strictement exclu toute opération d'autopsie sans consultation préalable du clergé de Kelemvor afin d'éviter que tout acte ne se classe dans la profanation.

Les examens thanathologiques doivent étudier au mieux possible les champs suivants :
  1. La détermination du moment de la mort
  2. La détermination de la cause de la mort
  3. La détermination des conditions environnementales de la mort et les traitements subis par la victime et sa dépouille en suite
  4. La confirmation ou l'information sur l'identité de la victime


En cela, on procède d'abord par la consignation des informations observables que l'on interprète après à la lumière de l'ensemble et des informations connues par ailleurs.


Nota : En cas de doute sur la cause de la mort, si le risque de maladie peut être présent, il est important de se protéger le nez et la bouche par un linge, d'isoler la pièce d'examen, de confiner au mieux la dépouille pour protéger des émanations de cette dernière et de faire alerter le Saint Hôpital.





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Nelphalyn
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MessageSujet: Re: Guide de l'expertise forensique   Lun 24 Juil - 20:07

Justine a écrit:


Datation d'un cadavre


La datation d'un cadavre permet de déterminer le moment de la mort, à savoir l'arrêt des fonctions vitales et le début de la décomposition du corps. Elle s'étudie en fonction de plusieurs signes observables que sont la rigidité cadavérique, la lividité cadavérique et l'infestation par les nécrophages.



1 - Rigidité cadavérique ou rigor mortis


Un corps passe nécessairement par plusieurs étapes après que la vie l'a abandonné. Il est à noter que si le défunt a été exposé à des milieux trop froids, trop chauds ou immergé, les données qui suivent se révéleront facilement obsolètes. En effet, les effets de la mort sur la dépouille sont en partie dépendants de l'homéothermie progressive entre le corps du défunt et son environnement. Les mouvements de l'air, l'humidité, la présence de vêtements ou l'immersion interfèrent avec la vitesse à laquelle la température du corps s'aligne à celle de l'environnement, mais également avec la température que le corps atteindra.

L'environnement ainsi que la cessation de circulation du sang dans les tissus entraîne progressivement la rigidification des muscles puis leur lent retour à un état de souplesse. On appelle cela la rigidité cadavérique. Elle s'installe puis se résous usuellement selon la temporalité ci-après.

  • Environ 3 heures après le décès, l'articulation mâchoire-crâne se rigidifie.
  • Environ 6 heures après le décès, la rigidité cadavérique progresse des membres supérieurs vers les membres inférieurs.
  • Autour de 24 heures après le décès, elle est complète et maximale.
  • Environ 36 heures après le décès, la rigidité cadavérique se résous progressivement.
  • Environ 48 heures après le décès, elle est complètement résolue.


Il est important de garder à l'esprit que cette temporalité indicative peut présenter des variations d'un sujet à l'autre ou en fonction des conditions de la mort ou environnementales. Certains facteurs peuvent influer sur la vitesse de progression de la rigidité et sur sa résolution. On peut retenir par exemple que l'empoisonnement par certains toxiques pourra l'accélérer tout comme des convulsions ante-mortem. Elle peut être ralentie dans le cas de décès par asphyxie, de pendaison ou d'hémorragies importantes. Les sujets âgés ou dans le cas d'agonies prolongées, la rigidité peut être très peu importante.



2 - Lividité cadavérique ou livor mortis


Après résolution complète de la rigidité cadavérique, l'estimation du moment de la mort devient plus complexe et se base sur l'évaluation de la nécrose des tissus ainsi que de leur degré de population par les organismes nécrophages.

La lividité cadavérique est une coloration de la peau de la dépouille en rouge violacé. Elle est due à la stagnation après déplacement passif d'une masse sanguine dans une déclivité du cadavre, due elle-même à l'arrêt de la pompe cardiaque et donc la circulation sanguine. La translucidité de la peau permet de voir ces lieux de stagnation.

Selon la position dans laquelle a été stocké le corps, les lividités cadavériques pourront s'observer à différents endroits et il est important de garder en tête qu'elles épargnent les points de pression de la dépouille.

On constate les lividités cadavériques selon la temporalité suivante :
  • Premières apparition autour de la deuxième heure après le décès, souvent dans la zone du cou.
  • Elles gagnent en intensité et en points d'apparition jusqu'à environ douze heures après la mort.
  • Elles s'effacent temporairement à la pression jusqu'à environ douze heures après le décès où elles deviennent alors fixes.




3 - Putréfaction et intervention des nécrophages


La putréfaction débute par une tache verdâtre au niveau bas de l'abdomen, dans la zone pelvienne. Elle se développe usuellement à droite, puis à gauche et les deux se rejoignent avant de s'étendre sur l'abdomen.

Il existe ensuite trois phases d'intervention des nécrophages :
  1. La population par les diptères (mouches), qui interviennent directement après la mort - et même parfois durant les lingues phases d'agonie avant celle-ci. Ils pondent directement dans les tissus. Les œufs évoluent en larves qui peuvent arriver à âge adulte en environ deux semaines. Elles se nourrissent des tissus et les réduisent progressivement en charpie bleuâtre sombre. A ce stade, les odeurs de décomposition ne sont pas encore présentes.
  2. Autour de un mois après la mort, les insectes sarcophagiens interviennent, conjointement avec le développement des odeurs du cadavre.
  3. Entre trois et neufs mois suivant le décès, la réduction vers l'état de squelette est avancée et ce sont de petits coléoptères que l'on trouvera.


Attention, les nécrophages ne sont pas la seule faune que l'on peut trouver sur un cadavre. En effet, ces derniers sont la proie d'autres individus - nommés nécrophiles - mais il existe aussi des opportunistes, comme les araignées, qui trouvent refuge dans la dépouille mais ne la consomment pas.

Il est important ici aussi de garder en tête que la temporalité indicative peut être accélérée ou ralentie par les conditions environnementales, la cause du décès ou même la taille du cadavre puisqu'un petit cadavre mettra moins de temps à être altéré qu'un grand.


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Nelphalyn
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MessageSujet: Re: Guide de l'expertise forensique   Lun 24 Juil - 20:10

Justine a écrit:


Causes de la mort


Si l'on veut être rigoureux, la mort est systématiquement due à l'arrêt cardiaque définitif. On entend de fait par "cause de la mort" l'ensemble des événements qui ont entraîné la mort.



1 - Causes naturelles


La plupart du temps, la mort survient par causes naturelles. Le stade terminal d'une maladie ou la sénescence. Pour le premier cas, si l'affection de la santé de l'individu laisse des traces visibles comme des plaques, décolorations/colorations, papules, pustules... il convient de les relever. Consulter le Saint Hôpital d'Ilmater dans ce cadre peut s'avérer important pour confirmer ou infirmer la supposition, mais également pour s'assurer que le risque épidémiologique éventuel sera identifié, relayé et pris en charge.

Les cas de décès par sénescence - vieillesse - peuvent être évident mais ne doivent pas dispenser d'un examen en cas de suspicion.



2 - Causes accidentelles ou criminelles


Il demeure compliqué de différencier les causes accidentelles ou criminelles. De fait, l'on doit se limiter en premier lieu à l'observation minutieuse pour recouper en suite les informations et éventuellement trancher la question. Les causes peuvent être très diverses et les lister serait non seulement bien trop long mais possiblement incomplet. Aussi, nous allons nous attacher aux cas les plus fréquents.

Les cas de chute mortelle sont à étudier en fonction des écorchures et autres blessures critiques provoquées par le terrain, des résidus de terrain trouvables sur la dépouille, des fractures éventuelles et du lieu où à été retrouvée la victime.

Les attaques par des créatures sauvages sont généralement constatables par des traces de griffures, morsures, piqûres. Le Cercle de l’Équilibre peut être un bon expert à consulter dans de tels cas.

Les attaques par magie laissent généralement des traces assez évidentes à l'analyse magique ou même visuellement (on pensera aux sorts de feu par exemple, d'acide, et autres dégâts élémentaires). Il demeure important en cas de besoin de consulter la Tour Mystique de Thaumaturgie pour que soient éventuellement étudiés les sortilèges incriminés ou même la signature magique éventuelle de l'assaillant. Certaines armes enchantées peuvent aussi laisser des traces mais elles sont généralement localisées dans les blessures provoquées. On pensera notamment aux coupures instantanément cautérisées pour une arme enflammée pour illustrer l'idée.

Les blessures par armes "classiques" sont différentes quant à elles selon le type.


Armes à feu, armes de jet, armes de lancer

Une blessure à l'arme à feu telle que l'arquebuse est assez caractéristique et l'on retrouve l'impact de la munition ou des munitions en entrée et en sortie ou simplement en entrée et la munition dans la dépouille.

Une blessure à l'arme de jet telle que l'arbalète ou l'arc est rarement traversante et la flèche ou le carreau est généralement retrouvé sur la victime. Cela vaut également pour les armes de lancer telles que les dagues ou haches de lancer, les dards, les shuriken, les javelots... Le retrait de ces armes après que le coup a été porté laisse également usuellement des traces caractéristiques.

Une blessure à la fronde peut ou non laisser la bille dans le corps. Si non, l'impact rond est généralement aisé à constater. Il est plus couramment mortel lorsque porté à la tête, notamment à la tempe.

Cas des armures métalliques : Si une munition d'arquebuse, certaines flèches et carreaux peut percer une armure de métal, cela laisse néanmoins une trace reconnaissable tant sur l'armure que le corps au dessous.


Armes blanches

Les armes blanches, qu'elles soient perforantes comme les lances et rapières par exemple ou tranchantes comme l'épée ou la faux, laissent usuellement des traces reconnaissables. Bien que déterminer le type entre une hache ou une épée soit plus compliqué, cela demeure possible.

Il est important de déterminer surtout un coup d'estoc, de tranche, ainsi que la dimension de la plaie et son orientation pour déterminer en suivant la force et éventuellement le type d'arme, voire la latéralité dextre ou senestre de l'assaillant.

Cas des armures métalliques : Un coup d'estoc peut percer une armure métallique, une lame peut se glisser entre les lamelles de métal, un coup d'une rare violence peut également trancher une armure mais laisse évidemment des traces caractéristiques ici aussi.


Armes contondantes

Les poings, masses, marteaux, bâtons ou autres armes contondantes écrasent les tissus et armures, laissant des empreintes visibles.


Substances nocives

Les ingestions de substances nocives ne laissent pas nécessairement de trace. Cela demande une étude approfondie et une expertise dans le domaine. Cependant, certains signes comme de l'écume aux lèvres, des gonflements des muqueuses, de la langue, des hémorragies percutanées ou des rigidités spécifiques peuvent être relevées.

Le contact avec de telles substances peuvent laisser des traces d'irritation, de brûlure, des colorations/décolorations voire faire boursoufler des plaies. Il est important de le noter également.

En cas de suspicion il est important de consulter une personne compétente en la matière autant que faire se peut.





Dans tous les cas, on ne rappellera jamais assez qu'il est important d'observer en premier lieu l'ensemble des blessures avant de chercher à les interpréter. Toute blessure impressionnante n'est pas nécessairement fatale et il ne faut pas laisser sa vigilance être trompée par cela. Il n'est pas exclus par ailleurs que la cause du décès demeure indéterminée. Auquel cas il convient de le signaler dans le rapport d'examen et éventuellement de consulter un second intervenant pour confirmer ou aider à l'observation.


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MessageSujet: Re: Guide de l'expertise forensique   Lun 24 Juil - 20:11

Justine a écrit:

Influence des conditions environnementales


Lorsque cela est possible, il est important d'observer la dépouille et son environnement avant de la déplacer et d'étudier la configuration de la scène pour en tirer les observations pertinentes. On pensera notamment à observer entre autres :

  • La flore et la nature du terrain pour éventuellement comparer à des prélèvements sur la victime et étudier la possibilité de déplacement post-mortem de celle-ci.
  • Les indications sur la faune environnante.
  • Les éventuelles projections de fluides vitaux.
  • Les éventuelles traces de fluides étrangers au corps.
  • Les conditions météorologiques, d'hygrométrie, et autres facteurs externes pouvant modifier les observations lors de l'examen.



Il peut être également important d'observer sur la dépouille elle-même sur place ou après déplacement :

  • Les éventuelles traces d'entraves aux poignets et chevilles.
  • Les éventuelles marques de strangulation.
  • Les traces de sévices corporels sexuels ou non.
  • La présence de corps étrangers dans les plaies et orifices.



Ici aussi, la liste pourrait être interminable et incomplète. Il est important de conserver à l'esprit que les piste citées ci-dessus ne sont que des exemples non exhaustifs.


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MessageSujet: Re: Guide de l'expertise forensique   Lun 24 Juil - 20:13

Justine a écrit:

Pistes d'identification de la victime


Faire appel à des témoins lorsque ceci est possible pour aider à l'identification de la victime, chercher des signes distinctifs physiques, les objets ou documents dans ses effets personnels, comparer les informations avec les déclarations de disparition... sont autant d'aides et d'indices pour participer à confirmer/infirmer une identification. Dans la mesure du possible, il est important de les consigner.


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MessageSujet: Re: Guide de l'expertise forensique   Lun 24 Juil - 20:13

Justine a écrit:

Conclusion


...


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